L'Algérie n'existerait pas sans le Maroc. C'est précisément pour ça qu'elle le combat. (Série Maroc-Algérie, épisode 2 sur 5)
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Les hommes qui ont dirigé l'Algérie pendant cinquante ans ont préparé leur révolution depuis Oujda. Leur premier acte d'indépendance a été d'attaquer leur refuge.

Il y a des ingratitudes individuelles. Et puis il y a celle-ci, qui engage l'histoire de toute l'Afrique du Nord.
Entre 1954 et 1962, pendant huit ans de guerre contre la France, les futurs dirigeants de l'Algérie indépendante avaient une base arrière, un refuge, une capitale officieuse : Oujda. Sur le territoire marocain.
Ils y mangeaient, y dormaient, y coordonnaient leurs opérations, y faisaient transiter armes et hommes. Le Maroc, à peine indépendant lui-même, fragile, surveillé, a tout risqué pour abriter la révolution du voisin. Le clan qui a gouverné l'Algérie pendant un demi-siècle porte même un nom de géographie marocaine : le clan d'Oujda.
Retenez cette image, parce que la suite est un cas d'école de trahison politique.
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