Une loi votée à Paris est entrée en vigueur aujourd'hui et 50 000 Marocains découvrent que leur avenir ne leur appartenait pas
- il y a 4 heures
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L'affaire des centres d'appels n'est pas une affaire de centres d'appels. C'est la démonstration, en une journée, de ce que coûte une économie qui vend ses bras plutôt que ses idées.

Ce mardi 18 août, une loi française est entrée en vigueur. Elle interdit le démarchage téléphonique sans consentement préalable du consommateur. À Paris, c'est une mesure de tranquillité publique, votée sans grande controverse, applaudie par à peu près tout le monde.
À Casablanca, à Rabat, à Fès, c'est autre chose. Selon le ministre du Travail, jusqu'à cinquante mille salariés marocains sont désormais menacés.
Cinquante mille. Prenez une seconde pour transformer ce chiffre en réalité : cinquante mille jeunes, souvent diplômés, souvent bilingues, souvent les premiers de leur famille à ramener un salaire régulier. Cinquante mille loyers, cinquante mille crédits, cinquante mille familles qui comptaient sur cette fiche de paie à la fin du mois.
Et pas un seul d'entre eux n'a été consulté.
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