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Être anti-juif, c'est être anti-Maroc : pourquoi la tolérance marocaine n'est pas un sentiment mais une architecture d'État

  • il y a 2 heures
  • 3 min de lecture

Constitution votée à 98 %, tribunaux rabbiniques rendant justice au nom du Roi, rabbins payés par le Trésor public : au Maroc, la coexistence ne repose pas sur la bonne volonté. Elle repose sur des murs, des lois et des institutions.

tolérance maroc

On me demande souvent pourquoi je répète cette phrase : être anti-juif, c'est être anti-Maroc. Certains y voient une provocation. C'est l'inverse. C'est la conclusion la plus froide qu'on puisse tirer de l'histoire et du droit marocains.


Partout ailleurs, la tolérance est une humeur. Un climat. Quelque chose qui monte et descend avec l'actualité, les gouvernements, les réseaux sociaux. Au Maroc, la tolérance est une architecture. Elle est construite. Elle a des fondations, des murs porteurs, des actes notariés. Et une architecture, ça ne s'efface pas avec un tweet.


Regardez les pierres.

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