Une petite prépa de Martil place vingt-deux pour cent de ses élèves parmi les admissibles de l'école la plus sélective de France, et personne n'en parle
- il y a 10 heures
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Le Maroc est devenu le premier fournisseur mondial d'élèves étrangers pour les concours scientifiques français. Ce n'est pas une série de miracles individuels. C'est une machine, construite volontairement, et voici comment elle fonctionne.

Commençons par un chiffre que presque aucun Marocain ne connaît.
En 2023, sur les soixante places ouvertes aux étudiants étrangers issus de classes préparatoires à l'École polytechnique de Paris, quarante et une ont été prises par des Marocains. Soixante-dix pour cent. Loin devant tous les autres pays du monde réunis.
Ce n'était pas un accident. À la session 2026, cinquante-sept élèves marocains ont été déclarés admissibles à cette même école, en hausse de quatorze pour cent sur l'année précédente.
Et le chiffre qui m'a le plus frappé n'est pas celui-là. C'est celui d'un lycée de Martil, près de Tétouan, dont le nombre d'admissibles est passé de trois à douze en un an, avec des promotions limitées à cinquante-cinq élèves boursiers. Vingt-deux pour cent de taux de réussite, dans un concours où des lycées parisiens centenaires se battent pour quelques places.
Des boursiers. À Martil.
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