Une tombe musulmane a sauvé ce chanteur juif des nazis
- il y a 3 jours
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Il y a des vies qu'aucun scénariste n'oserait écrire. Celle-ci commence dans une boulangerie d'Algérie et s'achève en apothéose dans les nuits de Casablanca.

Une boulangerie d'Annaba, les cabarets de Paris sous l'Occupation, un cimetière musulman en banlieue, puis les nuits les plus fastueuses de Casablanca. Quatre décors qu'aucune fiction n'oserait relier. Laissez-moi vous raconter l'histoire de Salim Halali.
Simon Halali naît le 30 juillet 1920 à Annaba, dans une famille juive pauvre qu'il décrit lui-même comme judéo-berbère, originaire de Souk Ahras. Son père est boulanger, et Salim grandit entouré de neuf frères et sœurs. À quatorze ans, il quitte le cocon familial et débarque à Marseille en 1934. C'est dans les clubs parisiens de flamenco qu'il se fait connaître. Sa rencontre avec l'artiste de music-hall Mohamed el Kamel est déterminante : il écrit ses premières chansons, dont Andaloussia et Sevillane. Le gamin d'Annaba devient une voix que tout Paris s'arrache.
Puis les nazis arrivent. Et pour un chanteur juif, Paris devient un piège mortel.
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