Sebta n'est pas une crise migratoire, et il est temps de dire tout haut ce que ce mot recouvre
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Dernière mise à jour : il y a 6 jours
Samedi, des comptes anonymes promettent un assaut sur l'enclave. On vous parlera de grillages et de nageurs. Moi je vous parle du fond : une ville espagnole depuis 1580, jamais reconnue par le Maroc, et dont la survie quotidienne dépend du pays qui l'entoure.

Il y a des mots qui servent à comprendre et des mots qui servent à ne pas comprendre. « Crise migratoire » appartient à la seconde catégorie. Depuis deux semaines, il recouvre tout ce qui se passe à Sebta, et il va saturer vos écrans ce week-end. Je vous propose un exercice simple : retirez ce mot, et regardez ce qui reste. Il reste une question que l'Europe refuse de se poser depuis trois siècles et demi.
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