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Le jour où la Tunisie a expulsé Moulay Hicham avant sa conférence sur la démocratie
Le 8 septembre 2017, cinq policiers viennent chercher le cousin germain du roi Mohammed VI au bord de la piscine de son hôtel à Tunis. Il devait intervenir deux jours plus tard dans un forum de Stanford consacré aux transitions démocratiques. Aucun motif précis ne lui est donné. Six ans plus tard, les autorités tunisiennes lui refusent de nouveau l'entrée sur le territoire. Moulay Hicham vient d'arriver à Tunis. Le prince marocain, fils de Moulay Abdallah, frère de Hassan II,


Après le passage aux ambassades, un responsable de l’OLP demande trois choses très concrètes au Maroc
Fonds palestiniens retenus par Israël, passage vers la Jordanie, élections du 28 novembre : derrière la réaction palestinienne au rapprochement diplomatique entre Rabat et Tel-Aviv se cache une liste de demandes beaucoup plus concrète qu’un simple soutien politique. Le passage est presque passé inaperçu derrière l’annonce diplomatique. Le 18 septembre, deux jours après l’accord prévoyant le passage des représentations marocaine et israélienne au rang d’ambassades, Hespress in


Naza secoue Israël. Le Maroc choisit pourtant d’aller plus loin.
Au moment même où un documentaire israélien sur Gaza provoque une tempête internationale et une crise politique en Israël, Rabat et Tel-Aviv décident de transformer leurs bureaux de liaison en ambassades. Ce calendrier ne prouve pas un lien entre les deux événements. Mais il révèle quelque chose de la manière dont le Maroc conçoit sa relation avec Israël : comme une politique d’État qui ne disparaît pas à chaque crise. Il y a des moments où une décision diplomatique est facil


Il y a des adversaires qui vous obligent à travailler. Et puis il y a Abdelmadjid Tebboune.
Quand la communication d’un président fournit elle-même à ses adversaires les contradictions, les petites phrases et les images dont ils ont besoin, la guerre des récits devient beaucoup plus facile. Il y a des adversaires qui vous obligent à travailler. Il faut lire leurs discours, décortiquer leurs chiffres, repérer leurs contradictions, attendre trois heures de conférence de presse pour trouver les quinze secondes qui révèlent quelque chose. Leur communication est verrouil


Ce n’est pas un visa. C’est peut-être beaucoup plus profond.
Depuis le 16 septembre, des ressortissants algériens non-résidents sont refusés à l’embarquement vers le Maroc. Derrière cette consigne encore inexpliquée officiellement, une question plus importante apparaît : Rabat est-il en train de changer sa manière de penser l’accès à son territoire ? Pendant des années, le Maroc a maintenu une anomalie. La frontière terrestre avec l’Algérie était fermée. Les relations diplomatiques étaient rompues. L’espace aérien algérien était fermé


Joseph Aoun parle de paix avec Israël : ce que le Liban révèle du choix marocain de 2020
Le président libanais ne parle pas encore de normalisation. Il parle d’un accord sécuritaire avec Israël qui pourrait, plus tard, ouvrir la voie à la paix. La nuance est importante. Mais depuis le Maroc, cette déclaration mérite d’être regardée de près : elle rappelle qu’entre la guerre permanente et l’adhésion à toutes les politiques israéliennes, il existe une troisième voie, celle de la relation diplomatique utilisée comme instrument d’État. Pendant des années, le mot « no


Ghana, Sahara marocain : quand Accra confirme que le vent tourne en Afrique
Pendant quelques heures, les relais du Polisario ont tenté d’exploiter une image. Un envoyé du Front reçu à Accra. Une poignée de main. Une séquence diplomatique suffisamment ambiguë pour être présentée comme un retour en grâce. Puis le Ghana a clarifié sa position. Accra a rappelé que son retrait de reconnaissance de la « RASD » demeurait en vigueur et que l’homme reçu ne l’était pas en qualité d’ambassadeur accrédité. Dans le même temps, le Ghana a réaffirmé son soutien au


Judée-Samarie ou Cisjordanie ?
Pourquoi la solution à deux États défendue par le Maroc est la seule voie viable avant le chaos Parler de la Cisjordanie, c’est parler de l’avenir d’Israël Il existe aujourd’hui une contradiction fondamentale au cœur du conflit israélo-palestinien. Israël a besoin de sécurité. Les Palestiniens ont besoin d’un État. Le monde arabe veut voir naître une solution politique. Les puissances occidentales redoutent une nouvelle génération de guerres. Et pourtant, sur le terrain, la d


Fouzi Lekjaa a annoncé que la finale du Mondial 2030 se jouera à Benslimane, et Madrid a compris pourquoi Vox et Podemos s'étaient mis d'accord pour la première fois
L'extrême droite espagnole et la gauche radicale ont déposé le même mois deux textes pour exclure le Maroc de la Coupe du monde. Ni l'un ni l'autre n'a la moindre valeur contraignante, et le Royaume vient de répondre par un stade de 115 000 places. Le 10 septembre, dans une salle de Bouznika, en campagne pour les législatives du 23, Fouzi Lekjaa lâche une phrase que la presse espagnole reprend dans l'heure : la province de Benslimane aura l'honneur d'accueillir la finale de l


Le 8 juin 2023, Amir Ohana, fils d'un enfant de la médina de Rabat, a demandé devant le Parlement marocain qu'Israël reconnaisse le Sahara marocain. Trente-neuf jours plus tard, Netanyahou l'a fait.
Le 7 juin 2023, Amir Ohana, président de la Knesset, atterrit à Rabat. Première chose qu'il fait : marcher dans l'ancienne médina, là où son père Meir est né avant d'émigrer en 1950. Le lendemain, il est reçu à la Chambre des représentants par Rachid Talbi Alami, signe un accord de coopération parlementaire, puis déclare en conférence de presse qu'Israël doit reconnaître le Sahara marocain et que Netanyahou l'annoncera bientôt. Le 17 juillet, une lettre du Premier ministre is


Le 22 septembre 1978, Sadate est venu à Skhirat expliquer Camp David à Hassan II. Le Roi ne l'a pas condamné.
Le 22 septembre 1978, cinq jours après avoir signé la paix avec Israël à Washington, Anouar Sadate atterrit à Rabat avant même de rentrer au Caire. Il vient convaincre Hassan II. Dans la pièce, le conseiller Abdelhadi Boutaleb tient le procès-verbal. Ce document dit où commence vraiment la position marocaine sur Israël, et ce n'est pas en 2020. Quand on parle de la normalisation entre le Maroc et Israël, on cite décembre 2020, les accords d'Abraham, Trump, la reconnaissance d


Le jour où le Maroc a reçu des députés israéliens à Rabat, trente-six ans avant la normalisation de 2020
Les 13 et 14 mai 1984, trente-cinq Israéliens, dont des membres de la Knesset, ont siégé dans la capitale du Royaume sous le nom le plus inoffensif du monde : un congrès de communautés. Le gouvernement marocain au complet était au dîner de clôture. Chaque décembre, on commémore 2020 comme un commencement. Les mieux informés remontent à Ifrane, juillet 1986, quand Feu Sa Majesté le Roi Hassan II a reçu Shimon Peres. Les deux dates sont vraies. Aucune des deux n'est la première


L'Algérie rompt avec les Émirats pour le même motif qu'avec le Maroc en 2021 : le mouvement kabyle de Ferhat Mehenni
Deux ruptures diplomatiques en cinq ans, un seul mouvement séparatiste invoqué les deux fois. Entre les deux, la Knesset a débattu de la Kabylie. Ce jeudi 10 septembre, l'Algérie a rompu ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis. L'ambassadeur émirati a 48 heures pour quitter Alger. Le motif officiel : Abou Dhabi soutiendrait le MAK, le Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie. Un mouvement séparatiste kabyle, basé à Paris, dirigé par Ferhat Mehenni, 75


Sept pays ont des relations avec Israël, un seul est traité de traître.
L'Égypte a signé la paix en 1979, la Jordanie en 1994, les Émirats et Bahreïn quelques mois avant le Maroc. La Turquie a commercé avec Israël pendant sept mois de guerre. Aucun d'eux n'est sommé de s'expliquer. Le Maroc, si. Une accusation qui ne vise qu'un pays sur sept ne parle pas de la Palestine. Vous connaissez la scène. Un dîner, un fil de commentaires, un groupe WhatsApp. Quelqu'un lâche la phrase : le Maroc a vendu la Palestine. Et vous restez court. Pas parce que vou


LE JOUR OÙ UN ESPAGNOL A DIT TOUT HAUT QUE L'ESPAGNE QUITTERA CEUTA ET MELILLA
Santiago Niño Becerra n'est ni marocain, ni militant, ni marginal. C'est un économiste espagnol connu, publié dans La Razón. Il vient d'écrire que la question n'est plus de savoir si le Maroc reprendra Sebta et Melilia, mais quand Madrid partira. Ce n'est pas sa prédiction qui compte. C'est qu'en Espagne, on ait désormais le droit de la formuler. Je me souviens de ce qu'on disait, il y a vingt ans, quand un Marocain prononçait le mot Sebta devant un Espagnol. Un silence, un s


Fouzi Lekjaa : pourquoi un haut fonctionnaire de Berkane est devenu l'obsession de la presse algérienne
On l'accuse d'espionner la CAF avec Pegasus, d'être un agent infiltré, de corrompre des dirigeants africains. Aucune preuve n'a jamais été produite. Mais l'obsession a une origine précise : trois élections, un maillot, et vingt ans de retard. Hier, à Sefrou puis à Fès, Fouzi Lekjaa faisait campagne pour le PAM en vue des législatives du 23 septembre. Le360 le décrit en superstar. Un ministre du Budget qui remplit les salles sur le pouvoir d'achat, c'est rare. Mais ce n'est pa


L'accord Maroc-Israël de 2020 était d'abord une victoire électorale intérieure.
Le Likoud a signé avec le Maroc parce que le Maroc est le pays d'origine de ses électeurs. Personne à Washington ne l'a compris. Tout le monde à Sdérot l'a compris tout de suite. En décembre 2020, quand Israël rétablit ses relations avec le Maroc, les chancelleries parlent d'accords d'Abraham, de fenêtre américaine, de Sahara marocain, de Trump sur le départ. Tout cela est vrai. Et tout cela passe à côté de l'essentiel. Le Premier ministre qui signe s'appelle Benjamin Netanya


Le Maroc a reconnu les États-Unis en 1777. L'Amérique a mis sept ans à répondre.
Il a fallu saisir un navire américain pour obtenir un traité. Et George Washington s'en est excusé par écrit. Tout le monde connaît la phrase : le Maroc est le premier pays au monde à avoir reconnu les États-Unis. Le 20 décembre 1777, Sa Majesté le Sultan Sidi Mohammed ben Abdallah ouvre ses ports aux navires américains. La France, alliée officielle des insurgés, ne signera que deux mois plus tard. C'est vrai. C'est documenté. Et c'est la moitié de l'histoire. L'autre moitié,


Rabat, 1969 : le jour où Nasser a menacé de faire la paix avec Israël et où Kadhafi a posé la main sur son revolver
Décembre 1969. Le cinquième sommet arabe se tient à Rabat. Autour de la table : Nasser, le roi Fayçal, Boumediene, et un colonel de 27 ans arrivé trois mois plus tôt au pouvoir à Tripoli, en tenue de terrain verte, revolver à la ceinture. Abdelhadi Boutaleb, ministre des Affaires étrangères depuis deux mois, est dans la salle. Il n'aurait pas dû y être.


Pourquoi le renseignement marocain est devenu l'un des plus respectés du monde, et pourquoi Israël l'a su cinquante ans avant l'Europe
En novembre 2015, l'adresse du coordinateur des attentats de Paris est venue de Rabat. Ce n'était pas un coup de chance. C'est le résultat d'une méthode que les Européens ont découverte tard, et que les Israéliens connaissaient depuis les années 60. Cinq jours après les attentats du 13 novembre 2015, la police française prend d'assaut un appartement de Saint-Denis. À l'intérieur, Abdelhamid Abaaoud, le coordinateur des attaques. L'adresse ne vient ni de la DGSI, ni des Améric


Le Maroc est le pays le mieux réputé d'Afrique et du monde arabe, et il est perçu bien mieux que son poids économique ne le justifierait
Vingt-septième au classement mondial de la réputation, contre une soixantième place environ pour la taille de son économie. Cet écart a un nom, une valeur marchande, et une fragilité que personne ne mesure. Un classement international vient de sortir. Il s'appelle RepCore Nations, et il mesure une chose précise : ce que les opinions publiques des pays du G7 pensent des autres pays. Le niveau de confiance, d'admiration, de respect. Le Maroc arrive vingt-septième au monde. Prem


Le Maroc va fournir de l'électricité à l'Allemagne
Des parcs solaires et éoliens dans le sud du Royaume, un câble sous-marin de plusieurs milliers de kilomètres, de quoi couvrir jusqu'à cinq pour cent de la consommation allemande. Rabat vient de dire oui, mais après avoir vu Londres tuer le même projet, il a posé deux conditions. Il y a une phrase qu'on entend depuis vingt ans sur le Maroc et l'énergie. Le pays a du soleil, du vent, de l'espace, et l'Europe a besoin d'électricité verte. La suite semblait évidente. Elle ne l'é


Sans le Maroc, le monde aurait faim, et ce n'est pas une exagération, c'est une réalité géopolitique
Soixante-dix pour cent des réserves mondiales de phosphate sont ici. Il n'existe aucun substitut chimique à cet élément. Aucune agriculture moderne ne s'en passe. Voici ce que ça signifie vraiment, et ce que ça ne signifie pas. Il y a une phrase que je répète et qui fait sourire ceux qui ne connaissent pas le dossier : sans le Maroc, le monde aurait faim. Ce n'est pas une formule de fierté nationale. C'est une description technique, et je vais vous la démontrer.


Le Maroc parle à Israël depuis soixante ans. Décembre 2020 n'a fait que le rendre public.
Coopération avec les services israéliens dès le début des années soixante sous Sa Majesté le Roi Hassan II. Négociations secrètes hébergées sur le sol du Royaume en 1977. Et en juillet 1986, un Premier ministre israélien arrivant déguisé à Ifrane pour un sommet que personne ne devait connaître. La normalisation n'a rien inauguré. Elle a officialisé un demi-siècle de fiabilité. Chaque fois qu'un plateau parle de la normalisation, la même phrase revient : le Maroc a normalisé e
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