top of page

Il y a des adversaires qui vous obligent à travailler. Et puis il y a Abdelmadjid Tebboune.

il y a 4 jours
6 min de lecture

Quand la communication d’un président fournit elle-même à ses adversaires les contradictions, les petites phrases et les images dont ils ont besoin, la guerre des récits devient beaucoup plus facile.


abdelmajid tebboune

Il y a des adversaires qui vous obligent à travailler.

Il faut lire leurs discours, décortiquer leurs chiffres, repérer leurs contradictions, attendre trois heures de conférence de presse pour trouver les quinze secondes qui révèlent quelque chose. Leur communication est verrouillée, leurs mots pesés, leurs silences parfois plus intéressants que leurs phrases.

Et puis il y a Abdelmadjid Tebboune.

Avec lui, le problème est presque inverse : il faut parfois simplement attendre qu’il parle.

Ce n’est pas une remarque sur son intelligence, encore moins sur l’Algérie elle-même. C’est une observation sur son style de communication. Le président algérien affectionne les entretiens longs, passe d’un registre linguistique à l’autre et développe publiquement des raisonnements que beaucoup de chefs d’État enfermeraient dans trois éléments de langage.

L’Algérie Presse Service présente d’ailleurs elle-même ses entretiens périodiques avec les médias nationaux comme des moments importants de diffusion des positions algériennes à l’étranger.


C’est précisément ce qui les rend fascinants.

Plus un dirigeant parle, plus il explique, plus il improvise, plus il offre de prises à ceux qui attendent une contradiction.

Et dans une rivalité aussi chargée que celle entre le Maroc et l’Algérie, chaque prise devient immédiatement une arme narrative.

Vous souhaitez en lire plus ?

Abonnez-vous à aminedrissiboutaybi.com pour continuer à lire ce post exclusif.

À LA UNE

EXPLORER

bottom of page