Après le passage aux ambassades, un responsable de l’OLP demande trois choses très concrètes au Maroc
Fonds palestiniens retenus par Israël, passage vers la Jordanie, élections du 28 novembre : derrière la réaction palestinienne au rapprochement diplomatique entre Rabat et Tel-Aviv se cache une liste de demandes beaucoup plus concrète qu’un simple soutien politique.

Le passage est presque passé inaperçu derrière l’annonce diplomatique.
Le 18 septembre, deux jours après l’accord prévoyant le passage des représentations marocaine et israélienne au rang d’ambassades, Hespress interroge un responsable non nommé de l’Organisation de libération de la Palestine.
On pourrait s’attendre à une condamnation.
Ce n’est pas ce qu’il fait.
Il ne demande pas au Maroc de rompre avec Israël. Il ne construit même pas son propos autour de la normalisation.
Il parle d’argent.
De frontière.
Et d’élections.
Le responsable palestinien demande au Royaume d’intervenir auprès d’Israël sur trois dossiers très précis : obtenir la restitution de recettes fiscales palestiniennes retenues, faciliter durablement le passage entre la Cisjordanie et la Jordanie, et empêcher que les autorités israéliennes ne fassent obstacle aux élections palestiniennes prévues le 28 novembre.
C’est beaucoup plus intéressant que l’éternel débat sur la question de savoir si le Maroc peut parler à Israël tout en soutenant les Palestiniens.
Cette question, nous la connaissons déjà.
La nouvelle question est ailleurs :
qu’est-ce que les Palestiniens pensent pouvoir obtenir concrètement du Maroc grâce à cette relation ?
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