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Ce n’est pas un visa. C’est peut-être beaucoup plus profond.

il y a 5 jours
6 min de lecture

Depuis le 16 septembre, des ressortissants algériens non-résidents sont refusés à l’embarquement vers le Maroc. Derrière cette consigne encore inexpliquée officiellement, une question plus importante apparaît : Rabat est-il en train de changer sa manière de penser l’accès à son territoire ?


oui mais non

Pendant des années, le Maroc a maintenu une anomalie.

La frontière terrestre avec l’Algérie était fermée. Les relations diplomatiques étaient rompues. L’espace aérien algérien était fermé aux avions marocains. Depuis 2024, un Marocain devait en outre obtenir un visa pour entrer en Algérie.


Mais l’Algérien, lui, pouvait toujours se présenter aux portes du Royaume sans visa.


Cette asymétrie semble avoir pris fin cette semaine.


Depuis le mercredi 16 septembre, Air France applique à Alger et Oran une nouvelle instruction : les ressortissants algériens ne disposant pas d’une carte de résidence marocaine valide ne doivent plus être embarqués vers le Maroc. La mesure est rapportée par plusieurs médias algériens, qui disent avoir consulté la consigne transmise aux transporteurs. À cette heure, aucune communication officielle marocaine détaillant sa portée, sa durée ou ses exceptions n’a été publiée.

Mais réduire ce changement à une querelle de visas serait probablement passer à côté du sujet.


Car une frontière n’est pas seulement une ligne sur une carte.

C’est aussi un instrument de souveraineté, de renseignement et de sécurité.

Et depuis plusieurs années, la relation entre Rabat et Alger a changé de nature.

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