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Le 8 juin 2023, Amir Ohana, fils d'un enfant de la médina de Rabat, a demandé devant le Parlement marocain qu'Israël reconnaisse le Sahara marocain. Trente-neuf jours plus tard, Netanyahou l'a fait.

13 sept.
4 min de lecture
amir ohana maroc

Le 7 juin 2023, Amir Ohana, président de la Knesset, atterrit à Rabat. Première chose qu'il fait : marcher dans l'ancienne médina, là où son père Meir est né avant d'émigrer en 1950. Le lendemain, il est reçu à la Chambre des représentants par Rachid Talbi Alami, signe un accord de coopération parlementaire, puis déclare en conférence de presse qu'Israël doit reconnaître le Sahara marocain et que Netanyahou l'annoncera bientôt. Le 17 juillet, une lettre du Premier ministre israélien à Sa Majesté le Roi reconnaît la souveraineté du Maroc sur son Sahara. Aucun président de la Knesset n'avait jamais été reçu par le Parlement d'un pays musulman. Le premier à l'être était marocain.


Voilà ma thèse, et je la pose avant d'aller plus loin. La reconnaissance israélienne du Sahara marocain ne s'est pas décidée seulement entre Netanyahou et Rabat. Elle s'est décidée aussi à l'intérieur d'Israël, par un million de citoyens d'origine marocaine qui font et défont les majorités, et dont Ohana est aujourd'hui le visage le plus haut placé. Le Maroc a mis un Marocain à la tête du Parlement israélien sans le vouloir, par le simple poids de ceux qui sont partis en 1950. Et ce Marocain a fait ce qu'un Marocain fait : il a parlé du Sahara.

Qui est cet homme, ce qu'il a dit à Rabat, et ce qui s'est passé dans les trente-neuf jours qui ont suivi, c'est ce que je vais vous montrer.


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