Mouha ou Hammou Zayani : le seul chef marocain que la France n'a jamais vaincu, et dont la descendance a donné un Roi au Maroc
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Le 13 novembre 1914, il a infligé à l'armée française sa pire défaite au Maroc. La France a mis sept ans, deux généraux et la division de sa propre tribu pour venir à bout d'un homme de quatre-vingts ans qui n'a jamais signé. Quarante ans plus tard, le Trône a fait de sa descendance la mère d'un Roi. Ce n'est pas une défaite. C'est une victoire à retardement.

Un nom qu'on cite, un homme qu'on ne connaît pas
Dans deux mois, le Maroc célébrera une fois de plus l'anniversaire d'El Hri. On dira « le plus grand désastre de l'armée française en Afrique du Nord », on montrera un cavalier aux cheveux longs, et on passera à autre chose. On ne dira pas ce qu'il a fallu à la France pour en finir, ni ce que le Maroc a fait ensuite de ce nom.
Ma thèse : Mouha ou Hammou n'a jamais été vaincu. Il a été contourné. La France a compris après El Hri qu'elle ne prendrait pas la montagne par la force, et elle a fait la seule chose qui lui restait : diviser la tribu, isoler le père, attendre. Elle a obtenu sept ans plus tard un vieillard mort les armes à la main, sans signature, sans reddition, sans visage. Et ce que le Protectorat avait divisé pour survivre, le Trône l'a réuni par le mariage : l'arrière-petite-fille du lion a donné un Roi au Maroc. La France a gagné une bataille de sept ans. Le Maroc a gagné la suite.
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