Au Maroc, l'antisémitisme n'est pas une opinion. C'est un délit, avec un numéro d'article, une peine et une circonstance aggravante.
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Article 431-5 du Code pénal. Un mois à un an de prison, 5 000 à 50 000 dirhams. Le double si c'est public, et un écran est un lieu public. La loi ne nomme pas les Juifs : elle nomme la religion, et elle vaut pour tous. Voici exactement ce qu'elle dit, ce qu'elle ne dit pas, et pourquoi elle existe.

Dans plusieurs pays d'Europe, un discours antisémite déclenche un débat. Est-ce de l'humour, de la politique, de la critique d'Israël, une provocation artistique ? Des mois de plateaux télé, des tribunes, des pétitions, et parfois, à la fin, rien.
Au Maroc, il déclenche une procédure.
Insulter des Juifs depuis un café de Casablanca, ou depuis un compte anonyme, ne fait pas de vous un résistant. Cela fait de vous un justiciable, et parfois un prévenu. Ce n'est pas une position morale que je défends ici. C'est un texte de loi que je vais vous lire.
Article par article, peine par peine, avec ce qu'il permet et ce qu'il interdit, c'est ce qui suit.
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