Tlemcen a été fondée, assiégée et embellie par des dynasties venues du Maroc, et ses pierres le disent encore
- il y a 5 jours
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Les trois monuments qui font la fierté de Tlemcen portent des signatures que personne ne veut lire à voix haute. Je vais le faire, calmement, dates en main.

Il y a une ville, en Algérie, que l'on surnomme la perle du Maghreb. Sa Grande Mosquée est un joyau. Son saint patron attire les foules. Sa cité en ruine, Mansourah, fascine les photographes. Tlemcen est magnifique, et je le dis sans la moindre ironie : c'est l'une des plus belles villes de notre région.
Ma position tient en une phrase : les monuments qui font la gloire de Tlemcen sont, dans leur immense majorité, l'œuvre de dynasties marocaines. Sa fondation porte un nom marocain. Son siège le plus célèbre, un nom marocain. Ses deux sanctuaires majeurs, un mécène marocain. Et son saint patron s'est formé au Maroc.
Ce n'est pas une revendication territoriale. Les frontières actuelles sont un tracé du XXe siècle. C'est une généalogie architecturale et spirituelle, et elle est vérifiable pierre par pierre.
La démonstration tient en quatre dates, deux sultans, un siège de huit ans qui a produit une ville entière, et un saint dont le parcours embarrasse tous les récits officiels. La première date d'abord, parce que tout commence par un campement et un homme venu du sud.
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