Les Juifs marocains prêtent allégeance au Roi, mais pas par la bay'a, et le jour qu'ils ont choisi n'est pas un hasard
- il y a 5 jours
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La bay'a est un acte islamique, adressé à un Commandeur des croyants descendant du Prophète. Un sujet juif ne peut donc pas y entrer par la même porte. Le Maroc a résolu ce problème d'une manière que presque personne ne connaît.

Il y a une question que je n'avais jamais vue posée nulle part, et qui est pourtant élémentaire.
Chaque année, le Maroc renouvelle le pacte de la bay'a. Des représentants du peuple, des corps constitués et des commis de l'État réaffirment le lien au Trône alaouite. C'est le socle du modèle politique marocain, et il est réputé unir le Souverain à l'ensemble des Marocains.
À l'ensemble ?
Le problème théologique
La bay'a n'est pas une cérémonie civile. Elle est un acte religieux musulman, dont les racines remontent à la tradition prophétique. Elle est adressée au Souverain en sa qualité d'Amir Al Mouminine, Commandeur des croyants, dont l'autorité tient en partie à sa descendance du Prophète.
Un Marocain juif est un sujet du Royaume à part entière. Mais il n'est pas de ces croyants-là. Il ne peut donc pas prêter la bay'a au sens religieux du terme, et personne ne le lui demande.
Ce qui pose une question réelle : comment une communauté qui appartient au pays depuis plus de deux mille ans exprime-t-elle un lien qui, dans sa forme officielle, lui est théologiquement inaccessible ?
La réponse existe. Elle est ancienne, elle est liturgique, et elle a lieu un autre jour.
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