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Corruption au Maroc : le pays a construit tout l'arsenal, et bute depuis cinq ans sur une loi de trois articles

  • il y a 4 jours
  • 4 min de lecture

Cinquante milliards de dirhams par an, une Constitution qui nomme le problème, une Instance, une Cour des comptes, un parquet indépendant. Et un texte que le Maroc a signé à l'ONU et qu'il n'arrive pas à voter chez lui. Le débat qu'il soulève en dit plus que tous les classements.

corruption

Cinquante milliards de dirhams. C'est ce que la corruption coûte chaque année à l'économie marocaine selon l'Instance nationale de la probité, entre 3,5 % et 6 % du PIB. Plus que le budget annuel de la Santé. Le chiffre vient d'une institution inscrite dans la Constitution, pas d'une ONG hostile. Et l'Instance elle-même, devant la Chambre des conseillers en novembre 2025, a reconnu que douze ans après la Constitution de 2011, le pays peine à faire bouger ses indicateurs.


Je pourrais vous dérouler les classements. Transparency International, février 2026 : 39 sur 100, 91e sur 182 pays, en progrès de huit places, première place de la région avec la Tunisie, loin devant l'Algérie. Puis la courbe longue : 73e en 2018 avec 43 points, entre la 73e et la 99e place depuis 2012. Tout cela est vrai, et tout cela dit peu de choses sur ce qui se joue.

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