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Pourquoi je n'écoute le Coran qu'à la marocaine : ce que la récitation de Benmoussa réveille en moi, et ce qu'elle partage avec les piyoutim des Juifs du Maroc

  • 29 août
  • 3 min de lecture

Une même matrice andalouse, une même respiration, deux langues sacrées : quand la voix d'un récitateur marocain et le chant d'une synagogue de Casablanca racontent la même civilisation.

benmoussa coran

Je vais commencer par un aveu que certains trouveront étrange : je n'arrive à écouter le Coran qu'à la marocaine. Les grandes voix orientales, je les respecte, je reconnais leur maîtrise. Mais elles ne me font rien.


Quand j'écoute Abderrahman Benmoussa, il se passe autre chose. Quelque chose se dénoue. Cette récitation évoque dans mon subconscient du positif, du chaud, du familier. Ce n'est pas une opinion théologique, c'est une réaction physique. Et j'ai fini par comprendre pourquoi.

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