top of page

Le Maroc n'a pas inventé la Kabbale. Il a fait quelque chose de bien plus rare.

  • 29 août
  • 4 min de lecture

Au seizième siècle, un homme quitte Safed et s'installe dans une oasis du Tafilalet. Cinq siècles plus tard, ses descendants sont les derniers maîtres kabbalistes vivants que le monde juif suit encore. Voici comment ce pays est devenu le gardien d'un savoir qui n'était pas né chez lui.

kabbale

Il y a une chose que les Marocains ne savent pas, et que des centaines de milliers de personnes dans le monde savent parfaitement.


Quand un Juif marocain de Netivot, de Paris, de Montréal ou de Jérusalem cherche une bénédiction, une intercession, une réponse, il ne se tourne pas vers l'Europe de l'Est. Il ne se tourne pas vers Bagdad. Il se tourne vers une lignée sortie d'une oasis du sud-est marocain.


Et il faut commencer par dire ce qu'est la Kabbale, parce que le mot circule beaucoup et se comprend peu.

Ce n'est pas de la magie. Ce n'est pas de l'ésotérisme de salon. C'est la dimension mystique de la tradition juive : une lecture du texte sacré qui cherche, sous le sens apparent, la structure cachée du monde et la manière dont le divin s'y déploie.


Son texte fondateur, le Zohar, apparaît en Espagne au treizième siècle. Son grand moment de systématisation a lieu à Safed, en Galilée, au seizième, autour de maîtres dont le plus célèbre est Isaac Louria.

Donc, disons-le franchement dès le départ : la Kabbale n'est pas née au Maroc.

Ce qui s'est passé au Maroc est autre chose. Et à mes yeux, c'est plus intéressant.

Vous souhaitez en lire plus ?

Abonnez-vous à aminedrissiboutaybi.com pour continuer à lire ce post exclusif.

LE MAGAZINE

Ici s'écrit chaque jour l'histoire d'un très vieux royaume. Ses archives, ses figures, ses heures décisives. Une lecture pour ceux qui tiennent à ce pays et refusent de le raconter à moitié.

À LA UNE

NEWSLETTER

Chaque vendredi, l'un de mes articles réservés de la semaine. En entier, par email.

ACTUALITÉ

L'ABONNEMENT

Un magazine quotidien, en intégralité. Cinq articles de fond et une capsule audio chaque jour, sur l'histoire et la mémoire d'un très vieux royaume. 9 euros par mois, 90 euros par an. Résiliable en un clic.

bottom of page