Paul Marciano, fils de rabbin de Debdou, a fondé Guess à Los Angeles en 1981
Quatre frères, un village de montagne dans l'Oriental marocain, une lignée de rabbins. Ils débarquent en Californie sans réseau et inventent le jean qui va habiller l'Amérique. Ce que leur empire doit au Maroc, et pourquoi le Maroc n'en a rien récolté.

Regardez l'étiquette de votre jean. Si c'est un Guess, vous portez le travail de quatre frères qui, au début des années 1980, débarquent à Los Angeles sans carnet d'adresses, sans capital américain, sans nom qui ouvre des portes. Paul, Georges, Maurice et Armand Marciano. En 1981, ils fondent Guess.
Ces quatre frères sont issus d'une famille de Debdou, un village des montagnes de l'Oriental marocain, d'une lignée de rabbins qui y officiaient. On appelait ce village la petite Jérusalem. Il faut le regarder sur une carte pour mesurer le contraste : rien, des montagnes, une route, et à l'autre bout de la ligne les panneaux publicitaires de Sunset Boulevard.
Voilà ma thèse, et je la pose avant d'aller plus loin. Cette ascension n'est ni une anecdote exotique ni un coup de chance. C'est l'application, à Hollywood, d'une mécanique que l'élite commerçante judéo-marocaine transmet depuis des siècles. Trois traits précis, que je peux nommer, et que vous reconnaîtrez dans votre propre famille si vous prenez la peine de regarder.
Pourquoi Debdou s'appelait la petite Jérusalem, ce que les frères ont fait exactement au denim américain, les trois traits marocains qui ont bâti un empire de plusieurs milliards, et ce que le Maroc en a récolté, c'est-à-dire rien : c'est ce que je vais vous montrer.
Vous souhaitez en lire plus ?
Abonnez-vous à aminedrissiboutaybi.com pour continuer à lire ce post exclusif.
_edited.png)




































































































