Ces noms de famille juifs marocains portent 2 500 ans d'histoire : Fassi, Toledano, Ohayon, Attar, chaque nom est une preuve d'ancrage, et beaucoup sont aussi portés par des Musulmans
Un Toledano à Montréal, un Swiri à Tel-Aviv, un Fassi à Paris : ouvrez l'annuaire de la diaspora et vous lisez la carte du Royaume. Mais le plus fort n'est pas là. Le plus fort, c'est qu'un Fassi juif et un Fassi musulman viennent de la même rue.

Le nom, cette archive qu'on ne peut pas brûler
On peut fermer une synagogue, vider un mellah, oublier une recette. On ne peut pas retirer son nom à un homme. Les Juifs du Maroc sont partis par centaines de milliers ; ils ont emporté avec eux la seule pièce d'identité que personne ne délivre et que personne ne confisque.
Ma thèse : les noms de famille des Juifs marocains ne sont pas seulement un souvenir, ce sont des preuves. Chaque nom indique une ville, une origine, un métier, une langue, et l'ensemble dessine un Maroc complet, de Debdou à Essaouira, de Tolède à l'Atlas. Et la preuve va plus loin que la nostalgie : ces noms ne disent pas la religion, ils disent le pays. Les mêmes sont portés par des Musulmans. Un nom marocain est marocain avant d'être juif ou musulman.
Cinq familles de noms
Il y a les noms de villes, les noms d'Espagne, les noms de métiers, les noms hébreux et araméens, et les noms amazighs. Cinq couches, cinq époques. Lesquelles, avec quels exemples, ce que chaque couche prouve, et pourquoi les Musulmans en portent une bonne partie, c'est ce qui suit.
Vous souhaitez en lire plus ?
Abonnez-vous à aminedrissiboutaybi.com pour continuer à lire ce post exclusif.
_edited.png)




































































































