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Pourquoi un Roi musulman paie la restauration des synagogues de son pays : l'exception marocaine expliquée

8 sept.
4 min de lecture

Dans quatre jours, c'est Roch Hachana. Des synagogues restaurées aux frais du Royaume rouvriront leurs portes à Fès, à Marrakech, à Casablanca, à Essaouira. Dans un pays où il reste à peine quelques milliers de Juifs.

slat el fassiyin

Dans quatre jours, c'est Roch Hachana. Des synagogues restaurées aux frais du Royaume rouvriront leurs portes à Fès, à Marrakech, à Casablanca, à Essaouira. Dans un pays où il reste à peine quelques milliers de Juifs.

Aucun autre État de la région ne fait cela. Aucun.

On vous dira que c'est pour Israël. Que c'est pour l'image. Que c'est de la diplomatie habillée en piété. C'est faux, et la preuve tient en une seule date : la plus grande partie de ce programme est antérieure à la normalisation de décembre 2020. Certaines pièces ont plus de vingt ans.

La thèse est simple. Le Maroc ne tolère pas ses synagogues. Il les possède. Un bâtiment juif sur le sol marocain n'est pas un corps étranger que le Souverain accepte avec magnanimité, c'est un bien du Royaume, au même titre qu'une médersa ou une kasbah. La tolérance, c'est supporter ce qui est à l'autre. La préservation, c'est défendre ce qui est à soi. Toute la différence marocaine tient dans cet écart.

Reste à savoir d'où sort cette doctrine, quand elle a été gravée, et pourquoi elle est juridiquement inattaquable.


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