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Il a été grand rabbin du Maroc, puis grand rabbin de Jérusalem. Et il a empêché le judaïsme marocain de mourir deux fois.

27 août
5 min de lecture

Né à Meknès en 1909, mort à Jérusalem en 2003 après vingt-cinq ans à la tête du rabbinat de la ville la plus sainte du judaïsme. Entre les deux, une vie entière passée à sauver la même chose, d'abord sur le papier, puis dans l'exil. Voici Rabbi Chalom Messas.

chalom messas

Posez cette question autour de vous : quel est le point commun entre le rabbinat du Maroc, celui de Jérusalem et celui de Paris ?


Réponse : une seule famille de Meknès.


Le père, Chalom Messas, a été grand rabbin du Maroc, puis grand rabbin séfarade de Jérusalem. Son fils David a été grand rabbin de Paris pendant seize ans. Une maison de la médina de Meknès a fourni des chefs spirituels à trois capitales sur deux continents.

Et pourtant, si vous demandez à un Marocain qui était Chalom Messas, vous n'obtiendrez, dans l'immense majorité des cas, que du silence.


Réparons cela.


Meknès, 1909.

Chalom Messas naît le 13 février 1909, dans l'une des grandes dynasties rabbiniques du Royaume. Son père est rabbin. Il descend de Rabbi Réfaël Berdugo, ce maître de Meknès que la tradition surnommait l'ange Réfaël. Il étudie auprès des grands maîtres de la ville, et il passe aussi, détail savoureux, par une école de l'Alliance israélite universelle. La double formation marocaine par excellence : le Talmud et le français.

Et très jeune, il pose l'acte qui annonce toute sa vie.


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