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Voyage de mémoire au Maroc : tu y es attendu, et voici pourquoi

14 sept.
3 min de lecture
juif au maroc

Essaouira, un soir de septembre, à la hilloula de Rabbi Haïm Pinto. Dans le cimetière, des centaines de pèlerins venus d'Israël, de Paris, de Montréal, chantent autour d'un tombeau blanchi à la chaux. À la porte, ce sont des Marocains musulmans qui tiennent l'ordre, portent les chaises, servent le thé. Dehors, une femme de soixante-dix ans, née ici, partie en 1963, pleure sur une ruelle qu'elle avait interdite à ses enfants. Elle n'était jamais revenue. Elle avait peur.


Voilà ma thèse, et je la pose avant d'aller plus loin. Cette peur, je la connais, je l'entends chaque semaine dans vos messages : « Est-ce que je peux y aller ? Est-ce que c'est sûr ? Est-ce qu'il reste quelque chose ? » Et je vous réponds ceci, sans détour : le Maroc est aujourd'hui le pays le plus sûr de la région pour un Juif, les synagogues y sont ouvertes, les cimetières gardés, les hilloulot pleines, et le Roi lui-même a mis la mémoire juive dans la Constitution et dans la pierre. Vous n'y allez pas à contre-courant. Vous y êtes attendus. Ce n'est plus un fantasme, c'est un billet d'avion.


Ce qui vous attend là-bas, ville par ville, qui vous ouvrira la porte, et pourquoi la peur des aînés ne correspond plus au pays d'aujourd'hui, c'est ce que je vais vous montrer.


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