Casablanca va boire l’Atlantique. Et le Maroc n’a pas construit ce virage seul.
La première phase de la future station de dessalement de Casablanca doit entrer en service en 2027. Le projet est marocain, construit avec un groupe espagnol, mais il s’inscrit aussi dans plusieurs années de coopération technique avec Israël sur l’eau et le dessalement.

À Casablanca, le changement va bientôt arriver directement au robinet.
La Société régionale multiservices de Casablanca-Settat prépare actuellement le raccordement de la future eau dessalée au réseau de distribution. Les travaux, estimés à 22,3 millions de dirhams, doivent notamment relier les nouvelles conduites aux réseaux de Hay Hassani, Errahma, Sidi Rahal et Had Soualem. Leur démarrage est prévu en novembre.
La première phase de la grande station de Sidi Rahal doit être achevée en février 2027. Elle pourra alors produire environ 200 millions de m³ d’eau par an. Une deuxième phase doit porter cette capacité à 300 millions de m³, avec un achèvement annoncé pour 2028. À pleine capacité, l’installation est conçue pour contribuer aux besoins en eau d’environ 7,5 millions de personnes ainsi qu’à certains usages agricoles.
Mais derrière cette usine se trouve une histoire plus large. Car le Maroc ne s’est pas contenté de construire une station de dessalement. Depuis plusieurs années, il cherche des technologies, des partenaires et des compétences capables de réduire sa dépendance à la pluie.
Et parmi les pays avec lesquels Rabat a choisi de travailler sur cette question figure Israël.
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