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Maroc-Algérie : pourquoi la réconciliation n'aura pas lieu, et pourquoi il ne faut pas la souhaiter

22 août
5 min de lecture

Je vais écrire ce que personne ne veut écrire : dans les conditions actuelles, elle est impossible, et si elle était possible, elle serait dangereuse pour le Maroc. Pas à cause d'un contentieux territorial ou d'une vieille rancune de voisinage. À cause d'une doctrine. Et tant que cette doctrine tient, la frontière fermée n'est pas le problème. Elle est la protection.

frontieres maroc algérie

Posons d'abord les faits, ils sont publics et personne ne les conteste.


La frontière terrestre entre les deux pays est fermée depuis 1994. Trente-deux ans. C'est la plus longue frontière fermée du monde entre deux pays qui ne sont pas en guerre.


Le 24 août 2021, l'Algérie a rompu unilatéralement ses relations diplomatiques avec le Maroc. Dans la foulée, elle a fermé son espace aérien aux avions marocains, puis refusé de renouveler le gazoduc qui transitait par le Royaume.


En face, la position marocaine est constante : Sa Majesté le Roi Mohammed VI a proposé publiquement, à plusieurs reprises et notamment dans plusieurs discours du Trône, la réouverture de la frontière et un dialogue sans conditions. La main est restée tendue. Elle est restée vide.


Voilà la photographie. Un pays qui propose, un pays qui rompt. La question n'est donc pas de savoir si le Maroc veut la réconciliation. Elle est de savoir pourquoi l'Algérie ne peut pas la vouloir, et ce qui se passerait si le Maroc l'obtenait quand même.


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